« Tiens-toi à table, tais-toi quand les grands parlent, finis ta soupe, brosse-toi les dents avant d’aller au lit, va faire pipi, rince-toi les mains, ne tape pas des pieds, ne traîne pas des pieds, dépêche-toi ou tu vas être en retard, ferme ta veste, mets pas tes doigts dans l’ nez, écoute bien la maîtresse, ne dessine pas sur les tables, ne fredonne pas des chansons stupides, lève le doigt avant de parler, ne te chamaille pas, sois gentil avec tes petits camarades, ne t’assois pas par terre, ferme bien la porte à clef quand tu rentres à la maison, ne parle pas aux inconnus, range ta chambre, fais tes devoirs, tu joueras plus tard, sois sage, sois poli, arrête de crier, arrête de pleurnicher, fais ce qu’on te demande et ne pose pas de questions stupides, arrête de gigoter, arrête de bouger, arrête de rêvasser, tais-toi, écoute-moi car moi je sais, moi j’ suis grand, toi t’es trop petit, toi tu comprendras plus tard…
…Tu dois suivre l’exemple si tu veux réussir dans la vie et devenir quelqu’un de respectable. Regarde à la télé. Tu veux quand même pas dev’nir un vaurien et déshonorer ta mère ! De toute façon, tu f’ras c’ qu’on t’ diras. On s’est sacrifié pour toi…
- Quand j’étais petit, j’ voulais être… -
…Tu m’écoutes ou pas ! »
- Aujourd’hui, j’ai grandi ! -
extrait de monologue de sourds ( Enfants Terribles)
« La pire détresse des roseaux pensants est-elle d’avoir un jour vu le monde avec des yeux d’enfants, ou bien d’avoir grandi le regard tourné vers le néant »
Aux frontières du rock, de la chanson, de l’électro et du trad’, dans un monde qui aime à nous cataloguer, Enfants Terribles ne pose aucune barrière à son Hip Hop métissé.
Car du métissage est né notre univers musical.
Sans complexes ni a priori, le crew dérangeant, des jeunes rennais dérangés, vous ouvre les portes trop souvent verrouillées de la liberté, liberté d’expression, liberté de conduite, pour que notre culture perdure au-delà de cet Occident perdu dans ses contradictions.
Nous en sommes les fils. Il ne tient qu’à nous d’en changer la donne…
Soyons vivants